Nombreux sont ces jeunes togolais qui ont décidé de prendre leur destin en main. Ils ont quitté la maison familiale pour se consacrer à leur vie. Par ailleurs, on voit également d’autres personnes, jeunes ou adultes, qui malgré leur diplôme, leur situation matrimoniale et leur âge avancé, continuent de vivre paisiblement chez leurs parents. Votre site préféré, www.lemissaire.com a tendu son micro à certains d’entre-vous pour recueillir leurs avis sur la question.

Gbétéa (homme, la quarantaine, au chômage) : moi je dis à tous les jeunes qui me lisent en ce moment de quitter vite fait le nid familial pour se bâtir un avenir digne et solide. Quand j’étais plus jeune (25ans), mon père a demandé que je rentre du Gabon parce qu’il avait besoin de moi pour prendre sa relève. J’ai hésité beaucoup, mais comme j’aimais énormément mon père, j’ai accepté de rentré au Togo. Depuis, mon père est décédé, j’ai hérité de sa maison, mais je suis aujourd’hui sans emploi et sans enfant. Je vais bientôt avoir 46 ans.

Mathilda (jeune femme de 32 ans) : j’ai vécu avec ma mère jusqu’à mes 24 ans avant de partir louer ma propre chambre ailleurs en ville. Cette expérience m’a beaucoup appris sur moi et sur les autres. En prenant cette décision, j’ai découvert une autre réalité, j’ai appris à économiser et à faire la part des choses. Sortir de la maison m’a permis de gagner l’estime de ma maman qui a cessé de me considérer comme une gamine. En toute franchise, si c’était à refaire, je n’hésiterais pas une seule seconde. Soyons les maîtres de nos destins, les capitaines de nos navires.

René (Jeune Pasteur) : sur cette question, ma réponse est claire et nette ‘’les jeunes doivent à partir de 18 ans commencer à quitter la maison de famille, au risque de rester immature face à certaines réalités de la vie’’. Même dans la Bible, Dieu a conseillé à Moïse de : « quitter la maison de son père afin d’être béni par Dieu ». Ici, on comprend clairement que tout être est appelé à porter sa propre croix. Nos parents sont des canaux que Dieu a utilisés pour nous faire venir dans le monde mais nous ne devons pas nous y attacher au point d’oublier de vivre notre propre vie et de concrétiser le plan de Dieu.

Kangni (commerçant) : moi j’ai bientôt 40 ans mais je vis dans la maison de mon père avec ma femme, mes enfants et ma mère. Mes autres frères et sœurs sont à l’étranger. Si on a la chance d’avoir un de ses parents qui a construit une maison et qu’on choisit de vivre en location, pour moi, c’est une punition qu’on s’inflige à soi-même. Je préfère vivre dans la maison de mon père pour économiser et construire ma propre maison plus tard plutôt que de gâcher de l’argent en location alors que j’ai une chambre bien large et confortable à ma disposition gratuitement.

Johnson (Acteur social) : je vous remercie de vous être penché sur cette question. Personnellement, je n’ai jamais vécu en location puis que très jeune maman m’a léguée une de ses nombreuses maisons. Aujourd’hui j’y vis toujours, mais j’ai construit ma propre maison ailleurs. Mais pour la petite histoire, mes compagnons d’université qui étaient en location à l’époque ont mieux réussi dans la vie que la plupart de ceux qui vivaient en famille. Donc, je dirais à ceux et celles qui hésitent de tenter le coup s’ils ont l’occasion. Moi j’aurais préféré avoir fait cette expérience. Dans une autre vie, c’est ce que je ferais.

Amédée (Militaire) : même si ce n’est pas toujours facile, je préfère vivre en location plutôt que de subir le poids de la famille. En location, je n’ai de compte  à rendre à personne. J’arrive à me concentre sur moi-même.

Togbui (Tradithérapeute) : à un certain moment, même les oiseaux apprennent à leurs oisillons à fabriquer leurs propres nids les préparant ainsi à se prendre en charge au moment venu. Quand je vois ces vieux-jeunes et vieilles dans les jupes de leurs mamans, ça m’énerve trop. Le gouvernement doit même créer un nouveau corps dans l’armée pour jeter dehors ces fainéants qui pourrissent la vie à leurs parents qui devront se reposer et profiter de leur retraite avant de partir.

Lingali (togolais vivant en France en vacance à Lomé) : je plains beaucoup ceux qui pensent qu’il faut profiter des biens de papa et de maman, retardant ainsi la prise en main de leur propre destinée. Je dis aux jeunes togolais de se lever et de commencer à se battre de plus en plus tôt. En France, à 18 ans les parents encouragent leurs enfants à voler de leurs propres ailes. Tout est question de discussion entre parents et enfants. Les parents togolais  doivent enseigner à leurs enfants à se battre très tôt dans la vie en leur permettant de vivre leur vie loin du confort familial. Quand les parents ne seront pas là, les enfants devront pouvoir se débrouiller seuls.

Anissa YAFRID

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